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jeudi 13 juillet 2017

LesGrecquesxit

Les Grecques prennent congés. Pause. Pouce. Article 50. #Grecquesxit.
Nous, fonctionnaires masqués, raccrochons après un an de lutte contre les forces de l’euro-sinistrose. 
Les Grecquesxit

 
En Mai 2016 l’Europe institutionnelle ressemblait à une grosse fin de soirée, déprimante et finissante. Gotham-Bruxelles était tenue par la pègre de l’euro-déprime, les honnêtes citoyens du quartier européen n’osaient plus lever les yeux vers le ciel.

Bravant les interdits, envoyant par dessus la jambe le devoir de réserve, nous avons alors endossé les habits de justiciers-pitres masqués.
Notre mission : redonner la banane  à la Bulle (la belle banane courbée, celle des directives qui donnent des boutons aux Anglais).
Nous sommes donc restés tard le soir au bureau pour pondre poèmes, pastiches, billets et feuilletons, gagnant ainsi l’estime de nos supérieurs – les innocents – et quelques messages sympathiques de fidèles lecteurs – merci à tous.
Mais l'Europe commence à montrer des signes de maturité, alors  nous aussi.
Il est temps de ranger nos masques, plier nos capes, troquer nos super-vannes pour retrouver nos agrafeuses et nos machines à café.
Nous raccrochons, vaincus par plus forts que nous.
Il faut bien l’admettre : aujourd’hui, le comique de la réalité continentale outrepasse largement nos capacités d'écriture.
Theresa May fait des vannes grandeur nature (le coup de l'élection surprise, franchement, respect). Donald Trump la seconde avec application dans son entreprise de sauvetage de l’Europe. Le Président de la République fait des portraits présidentiels avec un selfie-stick. Marielle de Sarnez a battu un nouveau record de vitesse en ne restant qu’un mois et trois jours au poste de secrétaire d’Etat aux affaires européennes, volant ainsi son titre à Thierry Repentin. Malte a eu la présidence du Conseil, et s’en sort avec un accord sur… la navigation intérieure. En Marche, en roue libre, organise les assises de la mobilité.

Seul bémol : l'hémicycle strasbourgeois s’est vidé de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, et de surcroît Nigel Farage est sur le départ. C’est tout ça de moins pour la rigolade.
Bref, depuis quelques semaines, nous le sentons bien, la bulle n’a plus autant envie de rire de sa condition : place au rêve.
Alors, tels Bruce Wayne après chaque mission, nous rentrons dans nos pénates. 
Mais attention : si le rêve s’effondre, si les forces de l'euro-déprime pointent à nouveau le bout de leur nez, si la sinistrose vient à s’emparer de Bruxelles, alors nous sortirons de nos DG, de nos cabines de traductions et de dessous les jupes de nos députés pour moquer les grands de ce petit monde.
Et en attendant, nous veillons sur Twitter et Facebook
A suivre...
 


Les Grecques
Bas-fonctionnaires européens

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